Normandie Vol Libre

Retour de Chorges, une semaine mémorable !

mardi 28 avril 2015 par Homo Volatilus Rigidus

Samedi 18 avril, deux inscrits ayant déclaré forfait pour des raisons médicales et un pour rester voler en Normandie, nous sommes 13 à nous répartir dans 3 véhicules, direction Chorges près de Gap. Steve est à ramasser à Lyon.

Rendez-vous est donné sur la place à côté de l’église des Essarts, à 8h30.
Il manque la C5 de Pascal qui attend, pleine, à "La Londe", nous ne savons pas trop pourquoi. Après échange téléphonique, nous attaquons tous la route en partant de deux endroits différents.

Je suis dans la voiture de Marc F., une belle fusée allemande, de bonne facture, intérieur cuir, qui file comme le vent et nous permet ainsi, après seulement 15 kms de nous faire arrêter pour excès de vitesse !

A midi 15, c’est la pause déjeuner. Nous nous retrouvons sur une aire de repos. Chacun mange ce qu’il a emmené mais tout le monde n’a pas une glacière Norauto avec un indice de consommation d’énergie A+, alors c’est sandwich pour la plupart.

A 15h, nous ramassons Steve D., connu aussi sous le sobriquet de zebrano, à l’aéroport de Lyon, il est venu en train, de Grenoble après un petit séjour chez une copine...enfin tout çà ne nous regarde pas.

Vers 18h, nous sommes à bon port (de plaisance) à la BNPA. Je choisis la meilleure chambre, celle à côté des toilettes. En revanche je vais devoir dormir avec deux acolytes, un qui à un pied bot et l’autre qui n’est pas très beau.

A 19h30, c’est l’heure de la soupe, j’ai l’impression d’être dans ma maison de retraite, l’affichage de la pendule fait foi !

En parlant de foie, il y en a un, qui dès le début se distingue, la cruche à la main.

Entre la charcuterie et les petits plats, la semaine va être difficile pour la charge alaire à telle enseigne que Dominique G. prévoit de changer sa Senso pour une autre taille. Christine, notre charmante serveuse est à nos petits soins.

Cette ambiance "colo", j’en serai le souffre-douleur, durera toute la semaine.

Dimanche, c’est jour du "saigneur" et tels des xylophages nous grignotons les abords de l’aire de dépliage. Dans 10 ans, nous pourrons décoller à 10 de front.

Les bûcherons laissent la place à schtroumpf "Gotainer" et schtroumpf "Bassiste" qui partent du principe que "Pierre qui roule amène la mousse".

Nous déjeunons en plein air, à l’abri du vent derrière le décollage, en laissant nos reliefs aux animaux sauvages (peaux de bananes). Un leader se détache déjà du groupe.

Dans l’après-midi, le temps se gâte et c’est pliage des parachutes de secours pour six d’entre nous, dans un confort jusqu’à là, jamais égalé.

19h30, la soupe, un suppo et au lit.

Lundi 20. Pour commencer, un peu de gonflage, histoire de prendre la température des participants en attendant que çà chauffe.

Les chiffres du jour à retenir sont 6704 pour les frais liés à une aile dépouillée lors d’un gonflage et 55 pour le nombre de balais que Pascal L. a accumulé depuis 1960 et non pas pour les kilos qu’il a, à perdre !

Déjà mardi 21 ! Après les vols du matin au-dessus de Chorges, nous pensons qu’à la "Batie Neuve", çà pourrait le faire. Un beau site exposé ouest où jadis grand nombre de deltistes (dont je fais partie) profitaient du tremplin pour leurs courses d’élan.

La méditation fait oublier les rafales pour deux d’entre nous. Nous, les anciens, ne les appelons pas Vishnu (en jaune devant) et Shiva (en rose derrière) mais Raymond et Jeanne.

Mercredi, 22 on va à la baie (sans faire les "B").
Le site du matin est près de Saint Appolinaire. Le but du vol est de rejoindre la plage. 50% des deux pilotes qui tentent le challenge réussissent. Alain pose aux "Bernard".

Nous volons ensuite sur notre site fétiche, piqueniquons à l’attero

optons pour Saint-Vincent-les Forts via le barrage

pour finir au-dessus du camping du Roustou où, là

nous redécouvrons les nids de pigeons voyageurs, vides pour la plupart, sans doute à cause de la transhumance. Ils ont pour habitude, de rentrer et sortir de leur habitat seulement la nuit, leurs yeux rouges leurs posant problèmes en tant qu’albinos.

Après un vol de courte durée, suite à un vent qui tombe presque instantanément, c’est la curée ! Chacun essaie de trouver où poser ! Ça frôle les nids de pigeons, çà racle la pente, çà déraille presque mais 3 posent enfin à la Baie. Ces vols tardifs, nous font dîner 1 heure plus tard que d’habitude.

La nuit de mercredi à jeudi est perturbée par des déplacements furtifs d’une chambre à l’autre. La question est posée : Est-ce que Superman à récupérer son slip dans la chambre du bout du couloir (celle de Zabeth) ?

Jeudi, ce sont les "Ballons" qui nous servent d’aire d’envol. Il faut grimper pendant 3/4 d’heure en suivant un vieux guide (Michel en vert et contre tout). Il nous fait découvrir les trous qui sont les repères des pylônes de la future ligne très haute tension.

Et comme dirait un anonyme "Le chemin est long mais la balade en vaut la peine".

Telles des chenilles processionnaires à la recherche du pin pour y déposer leurs œufs, guidées par la femelle, nous gravissons pour y poser les nôtres ; je dois en avoir un plus lourd que l’autre.

Nous volons, piqueniquons, gonflons, visitons une singularité locale : "Le Pont en glouti". D’après notre spécialiste, du béton cellulaire, Philippe W.B. pour ne pas le nommer, le glouti est un matériau ininflammable comme le tifeu , ce dernier utilisé pour faire les portes.

Pendant que ceux qui ont superbement bien volé l’après-midi font le plein (de bières) à l’inter-marché pour fêter çà, cinq audacieux et courageux retournent au décollage au dessus du camping du Roustou avec l’espoir que le vent passe de face. Mais c’est pile et nous rentrons noyer notre chagrin.

Vendredi : "Si tu ne viens pas à la Gardette..."

Les crocus se ramassent à la pelle tout le long du chemin ! Après la cueillette, le plus difficile, c’est de se relever...et d’attendre Zabeth afin de les lui offrir. Après une bonne heure de transpiration, c’est le bonheur, nous sommes sous le Col de la Gardette...puis l’extase pour tous après nos 15 décollages.

Nous remettons le couvert l’après-midi au décollage des "Hollandais". Dominique prouve qu’avec un seul pied valide, il peut tenir trois heures en vol, faire les sommets locaux et poser à la BNPA, avec grâce et un Pastis 51 à l’arrivée, promis par mon RO ! (RO=Récupérateur Officiel)

La soirée est relativement "soft", demain nous rentrons.

Samedi, sept heures, Christine est déjà là. Les casse-croutes sont distribués pour la route du retour. C’est fini...tout le monde en redemande...sauf peut-être un ?!

PS : Un grand merci à toute l’équipe de la BNPA, Michelle, Christine, le cuistot, Yvette ? pour leur gentillesse, leur simplicité et leur dévouement.

En revanche, je ne remercie pas, ceux qui m’ont piqué mes affaires sur les décos et atterros, m’ont arrosé, m’ont bourré le casque de craies , m’ont lacé mes godasses avec celle de mon chauffeur, m’ont piqué la place à côté du conducteur...

Allez quelques autres photos

HVR


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