Normandie Vol Libre

Avant de devenir rapace...

vendredi 30 mars 2012 par Matthieu R

Avant de devenir peut-être un jour un rapace il faut commencer par être piou-piou ! Casque vissé sur la tête tel Caliméro, radio allumée, les yeux et les oreilles aux aguets, je commence à déplier mon aile le 19 novembre 2011. Il y a des fils partout dans tous les sens mais à ce qu’il parait ça ne s’emmêle pas si on a tout monté et replié correctement. Pour commencer c’est gonflage. C’est loin d’être gonflant mais il ne faut pas avoir de coup de pompe (le parapentiste est aussi blagueur, à 2 balles pour ce coup-ci) !!! Jusqu’à fin décembre je m’entraine à tenir mon aile déployée face au vent et profite deux ou trois fois de planer jusqu’au bas de la pente : piou-piou fait des ploufs ! Même si la remontée de la pente avec tout le barda sur le dos est la partie la moins réjouissante, elle vaut quand même le coup pour quelques secondes de bonheur (pas forcément sereines car l’air est un milieu inconnu pour moi). C’est Noël et comme mon duvet ne me permet pas de voler je m’offre un joli plumage sur conseils de rapaces aguerris. Et le gonflage continue avec de plus en plus de décollages et de reposes dans la pente de Londinières et d’Osmoy. Face voile, dos voile, déco, attéro… D’où vient le vent ? Comment se comporte t-il ? Comment font les autres ? Observation, action, réaction ! Mais aussi et surtout beaucoup de temps passé dans ma sellette. Aujourd’hui je comptabilise 15 sorties (toute l’après-midi au minimum, eh oui le parapente est chronophage on m’avait prévenu !) et environ 8 heures de vol dont deux fois une heure. Le dernier en date est celui de mercredi où j’ai vraiment rencontré mes premiers thermiques. J’avais, la semaine auparavant, chatouillé certains d’entre eux mais sans jamais réussir à les exploiter volontairement. Après discussion avec certains pilotes chevronnés je repars avec de bons conseils qu’il faut désormais mettre en pratique : dès que tu sens que ça monte tu tournes (si tu peux bien-sûr et sans télescoper le copain qui arrive derrière) ! Conseils pris, je m’élance une semaine plus tard du mont-blanc où j’arrive désormais à tenir sans décoller dans l’effet venturi grâce au tour de frein. Je m’élance et observe les autres voiles. Certaines montent d’autres descendent, avec un peu de logique je sais où sont les ascendances… j’applique les conseils de la semaine dernière et tourne dès que ça monte ! Ca marche, conclusion une heure de vol sans reposer et deux heures au total dans l’après midi.
Voilà l’histoire des mes premiers vols !

Nb : J’suis tout au fond sur la photo et je vous assure que je souris !


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