Normandie Vol Libre

Record à Bardouville, samedi 21 mai 2010

samedi 21 mai 2011 par Sylvain B.

7 voiles en l’air en même temps ! Sylvain M., Marc et Yann venus pour leur première treuillée.

HVR, Adrien, Damien et moi même entre 1200 et 1600m pendant 1 à 2 heuresl.
C’est du grand Bardouville, fêté au champagne par Sylvain M et Alain C.

Pendant que nous volons il y a :
- Jean Pierre au treuil
- Christophe à la moto
- Sylvain A. à la moto et au biplace
- Bertrand D. au bibi place
- Thomas et Ludovic à la radio
- Hub au câble

Merci à eux !

Sylvain B

Il est 15h00.

Adrien se cache dans cette image.
Trouvez le !
Un peu à gauche et au dessus de la photo celui qui après 34 ans de vol libre confond encore pieds et mètres (voir son article des 2 Amants du 18 mai).

Il indique 1608 ! Alors a t-il pris seulement 1608 pieds ?

Jugez vous même...

C’est sûr, il a un peu percé le fondement de la TMA de Rouen qui commence à 3500 pieds.

Les autres ont un peu flirté avec la CTR2 que ça ne m’étonnerait pas...

Pour Sylvain B. ce n’est pas de sa faute, il n’arrive pas à descendre !
Il va falloir programmer un SIV ! Tu vas voir si accroché aux B tu ne vas pas descendre !!!

La semaine prochaine, on va moins rigoler, c’est le G8, les enfants !

C’est mon tour ! Hélas, le ciel se bâche rapidement et à 16h00 il est bien laiteux.

De quoi encore prendre presque 800m et voler 3/4 d’heure mais pas de gros vario et impossible de rejoindre les copains loin devant. Le premier quart d’heure est même compliqué. Ça zérote à 300/400m. Je reste coincé tout mon vol en attente un peu en arrière du terrain du mauvais coté, à l’ombre du nuage.

J’hésite un peu à me laisser reculer au soleil entre Hénouville et Duclair mais si je fais un tas de l’autre coté de la Seine, le retour va être long ! Éternel dilemme !

En fin de journée je fais un "bi qui tient", mais j’ oublie le vario et les bulles ne sont pas faciles à optimiser. Dommage ! A 300m, ça aide bien parfois le doux bip bip quand on ne sait plus trop si ça monte !

Sylvain A.

Aujourd’hui, j’essaye le bi delta en treuillé.
En attendant que tout le monde se mette en place, je teste juste la masse d’air avec mon parapente.
M...de où est mon largeur ? Adrien tu peux me prêter le tien ?
J’enfile ma combine d’agent de la sécurité, mon casque "adventure"... Sans gant et avec des chaussettes de tafiolles (ou de parapentiste, c’est pareil), je décolle.
Bizarre, en fin de treuillée mon vario hurle à la mort !
Je largue suivant les ordres du treuilleur, fais un rapide demi-tour et me voit propulser dans du 1, 2, 3...6,8 m/s jusqu’en en approche du nuage.
Durant plus de 2 heures, j’observe la plaine, la Loire et finis par me geler les c....lles.

Un petit épisode plus que sympa : je tourne dans la même pompe qu’Adrien et je suis sûr qu’il voit son largueur accroché à ma sellette

Pendant ce temps, des amis que j’ai invités pour un bi, arrivent, poireautent et puis s’en vont.

PS : Il y a un connard qui a rangé mon largueur dans le mauvais sac, dans ma voiture !

HVR

Un premier treuillage vu de l’intérieur

Eh oui, c’est une première, bien que j’ai repris le parapente il y a 2 ans et commence à pratiquer assidûment depuis 6 mois en pente (Osmoy, les 2 Amants, bord de mer ...) toujours pas de treuillée. J’ai failli m’y mettre une fois à Bardouville mais j’avais à ce moment là une "Jumbe d’aérodyne "bleue scotchée d’un peu partout et HVR m’avait dissuadé d’en faire vu l’état de la voile !

Nous voici donc ce 21 mai, arrivé pile poil à 14h comme précisé dans le "qui va ou ?" je passe dire un p’tit bonjour à JP en cours "d’install" du treuil et je file au déco, au nord du champ de treuillage.

HVR est en cours d’install de sa grosse biroute et de préparation de sa voile pour un vol d’essai...qui va durer plus de 2 heures !

Je déballe ma voile, prépare la radio, le vario etc. Pas de largueur vu que c’est la première fois et que je ne sais pas ce qu’il faut utiliser.

Il commence a y avoir du monde, Thomas, Adrien, les 2 Bertrand. Un peu encombré le déco.
Sylvain B. arrive aussi, Adrien tente un premier déco, ses freins s’emmêlent dans les poignées de bois qu’il a installé nouvellement.
Re-déco, il monte, il monte, "impec" cette fois.
Au tour de Sylvain B, ça se passe bien et ça monte, ça monte ...

Sylvain A. ramène des largueurs fournis par JP. Cool, je le monte sur ma sellette. Pendant ce temps, le vent tourne au Sud-Ouest, on décale en coin de champ, coté gauche pour être plus face vent. Ludovic fait quelques déco qui durent ce que vivent les roses, l’espace d’un matin ! Euh non, quelques minutes, pas de chance.

Vient mon tour, je me mets en position (tireur couché, euh non plus !). Je prends les avants et les freins en bracelets autour des poignets. Sylvain A. me dispose la voile en corolle en vérifiant bien et démêlant les suspentes si nécessaire.

Thomas et Sylvain A. m’aident ensuite à attacher la ligne de treuil sur le largueur avec un petit test de décrochage au sol. Tout va bien. Bertrand demande une prétention de 70 me semble-t-il à la radio ? Je ne sais plus, je commence déjà à me concentrer sur ce que je dois faire, l’angoisse monte un peu ... (Au fait, on m’a pas demandé mon poids, c’est 90kg pour info !)

Bertrand pose la question : "T’as déjà fait un treuillage ?"
"Euh, bah non" dis-je. "
Bon pas de soucis, tu mets les bras hauts dès que tu décolles et tu écoutes les conseils de JP à la radio". OK, on va faire comme ça ! J’ai bien observé les précédentes treuillées, je vais essayer de faire pareil, voire mieux que certains !

Bertrand demande la treuillée à la radio. C’est parti, "Gonflage, gonflage, gonflage, décollage, décolage" Les bras hauts, assis dans la sellette le vario qui bipe ! J’écoute la radio ; Bertrand me demande d’abord de corriger à gauche, encore, encore, c’est bon, puis c’est au tour de JP :"Garde la voile perpendiculaire au câble" !
P... faut que je fasse des maths ? Pitié pas maintenant !

Le câble commence a tirer sérieusement, ça fait des bruits bizarres et le largeur glisse doucement sur la partie basse des maillons.
J’arrive presque à la verticale du treuil, je ne le voie plus d’ailleurs. Mes pieds sont de chaque coté du largueur quasi vertical, Punaise ça tire fort vers le bas, l’angoisse commence à remonter mais j’entends JP "Tu peux larguer !"
En même temps, je sens la ligne qui tire beaucoup moins. Je lâche le frein droit et je tire sur la poignée du largueur d’un coup sec , des fois que ça ne décroche pas ! et j’entends à nouveau JP : "Largage OK !" .

Maintenant que vais je faire ? Je ne me suis pas posé la question !
Un peu de bon sens, trois voiles en train de tourner à plus de 1000 m au dessus de la Seine dans le lit du vent...
Étant largué à 200 m, je tourne doucement à droite pour essayer de trouver la base de la pompe qui sert aux loustics déjà satellisés !

Ça ne descend pas pour l’instant, alors je remonte un peu au vent toujours vers la droite pour trouver une zone porteuse. Pas évident, je commence à bien descendre, jusque 130 m, de temps en temps ça bipe à 1 m/s mais ça ne dure pas longtemps, je ne sais pas trop comment faire pour rester dans les pompes.

Et j’entends JP : "Sylvain, t’es dans la pompe, reste là, spirale vers la gauche, ça va monter !" OK, je spirale vers la gauche "Ne mets pas trop de frein" OK, je réduis, je m’installe dans le coin gauche de la sellette pour tourner plus naturellement sans déformer trop la voile.
YESS ça monte à 1.5 / 2 M/s, je tourne, je tourne. Doucement je me laisse dériver légèrement dans le lit du vent pour tenter de rester dans la pompe , ça marche et je monte jusqu’à 350 m et puis là je stagne un peu, descends pas mais monte pas non plus, Zut !

Sylvain A. qui a repéré mon manège me dit : "Tu t’es trop fais dériver, revient contre le vent vers la lisière de la foret, ça va remonter".
Je suis le conseil, et s’est reparti et j’arrive dans les 520m. Géant ! Bon, je vais essayer de faire mieux. Où sont les autres ? (HVR, Adrien, Sylvain B. et autres décollés entre temps).
Zut (et crottes de bique), ils sont maintenant tous remontés au vent, au dessus de la forêt, au sud ouest du treuil !

Bon, je remonte au vent pour tenter de rejoindre la pompe qu’ils fréquentent.
Erreur fatale, au-dessus du champs c’est dégueulant (-3 au vario).
Je perds 200m en moins de 3 minutes, je tente de remonter au premier endroit où ça pompait tout a l’heure (conseil de JP) je suis à 250m, ça tient un peu mais pas autant que le premier coup, zut, zut et re-zut, je continue à descendre.

Je repère la position de l’attero et me laisse dériver doucement vers la gauche pour le rejoindre et m’y poser.
150m, 100 m, ça dégueule sérieusement en passant au dessus des gars qui gonflent à droite du déco.
Je suis vent arrière, ça avance vite et ça chute vite aussi !
M..de, m..de, je suis à 20 m à peine, je tourne à droite à donf pour atterrir face au vent et je suis au dessus de la luzerne.
Plaff ! Je me pose in-extrémis mais pas vraiment comme une fleur !
Et voilà, c’est fini, 520m et 35 minutes de vol, plutôt bien, suis content, youpi !
On va arroser ça tout à l’heure, j’ai ramené un bon petit champagne rosé qui attend sagement dans ma glacière ...

Une bien belle journée, merci à tous pour ces moments inoubliables. Au plaisir de vous revoir bientôt sur les sites de vol.

Sylvain M.


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