Normandie Vol Libre

Une première à Clécy : Positive et Négative

lundi 14 février 2011 par Patrick PPe

La partie positive

Décision est prise le matin, c’est Clécy.
J’arrive relativement tôt sur site,vers 11 h.
Sur place c’est un peu comme prévu : il ne pleut plus, c’est gris avec quelques coins de ciel bleu et le vent est moyen sans rafale.

J’étale ma voile et gonfle sans problème au déco Ouest, juste au dessus de la cassure.
Le vent me semble constant depuis que je suis arrivé sur site et j’ai confirmation par la balise en radio ; je n’ose pas décoller, je suis seul !
Je n’ai fait que deux "ploufs" à Clécy à mon actif.

C’est alors qu’un deuxième parapentiste arrive, Édouard un bas normand que j’ai déjà rencontré en bord de mer à Tracy.

Je décide alors d’y aller et après 2 ou 3 aller-retours, je monte immédiatement et prends 230 mètres sans être tabassé, sans besoin de l’accélérateur et en enroulant seulement une ou deux fois.
Édouard me rejoint quelques minutes plus tard.

Vers 13h30, alors que des pilotes arrivent sur site, le vent faiblit et je suis contraint de poser en bas.
Bilan, vol de 90 mins sous un ciel de plus en plus bleu sans aucune frayeur (me semble t’-il). Clécy pour seulement deux parapentistes, un samedi, cela doit être exceptionnel !

Les photos : Ici

La Partie Negative

Je remonte en stop au déco ... et là c’est la foule des grands jours, delta compris. Je reconnais beaucoup de monde.
J’ai envie d’y retourner, le ciel est bleu et ça a l’air de monter. Quelques voiles sont en l’air et le vent bien qu’ayant monté en intensité, ne me parait pas si fort.
Mais c’est bizarre pas grand monde ne veut se mettre en l’air !
Je discute avec quelques pilotes expérimentés (que je connais). Pour eux les conditions ne sont pas saines : gros nuages qui bourgeonnent encore assez loin, quelques rafales (maisque je ne ressens pas).
Personnellement le fait qu’il y ait des deltas en l’air ne m’inspire pas.
Soudainement, les voiles montent de partout, certaines se font reculer. En fait ce n’est pas surprenant pour les personnes plus expérimentées !

Quelques minutes plus tard, c’est l’accident mais je ne donnerai pas de détail ici.

C’est la première fois que j’assiste à un "gros" accident.

Je cogite et revois ma journée en pensant à tout ce qui s’est passé :

- le parapentiste qui m’accompagnait ce matin s’est posé au bout de 30 mins trouvant que çà bougeait un peu trop, alors que je n’ai pas eu le même ressenti. J’apprends alors que c’est son premier vol avec un peu de thermique en plaine.
- mon gain de 200 m ce matin : était-ce normal ou était-ce un mauvais nuage ? Je pense que ce n’était pas une aspiration dangereuse, mais était-ce de la chance ou le résultat d’une bonne analyse météo ?
A posteriori quand je regarde mes photos je ne vois pas de gros nuages bourgeonnant. Mais ai- je bien analysé cela avant de décoller ?
Mon vario n’indique que du 3 m/s lors de mon vol.
- avoir décollé alors que nous étions que 2 et l’aurai-je fait si personne n’était venu ?
- l’après midi, j’ai été tenté de re-décoller alors que beaucoup de parapentistes expérimentés restaient au sol. Se rappeler que personne n’interdira quelqu’un de décoller même si les conditions sont jugées dangereuses.
- le phénomène du "même pas peur".
- avec le même incident de vol aurai-je mieux réagi ? Repenser à la nécessité du stage SIV (que je prévois plus pour 2012)
- utilisation accélérateur / Recul / Cela monte de partout : DANGER.
- différence entre vol en bord de mer et vol en plaine.
En revoyant le graphe de la balise météo de Saint-Omer, la différence de vent entre le matin et l’après midi n’est pas énorme.

Il se pourrait que ce samedi un caillou de mon sac chance ait été retiré.

Patrick P.

Je n’étais pas sur place donc mon avis ne sera que subjectif ...
Les questions que l’on se pose au déco font partie du cheminement du parapentiste en bonne santé.

Pour ce qui est de l’appréciation des mauvaises conditions , il est difficile de remplacer l’expérience, mais il suffit qu’un seul dise que ce n’est pas bon pour que le doute s’installe. Peut-être qu’une séance de gonflage dans une zone dégagée aurait permis de se rendre compte de l’aérologie ?

Quant au vol du matin, d’après les photos et plus particulièrement les ombres aux sols , pour moi, la couverture est au moins 6/8 avec des cumulus bien épais et bas.
Du +3 au vario, ce n’est pas anodin, au bout de 5 min cela fait un gain de ... 900m . Les "oreilles" permettent de descendre entre -3 et -4, pas suffisant si le nuage est un peu aspirateur.
Après 900h de vols, je commence tout juste a être confiant sous un nuage et je sais que je peux atteindre -8m/s sans stress, mais ça c’est selon la sensibilité de chacun.

Sylvain B.

Je reste dubitatif sur les -8m/s sans stress ! Les "dégueulantes" s’accompagnent de pompes souvent de même intensité générant des phénomènes de cisaillement pas faciles à gérer en delta, alors avec une machine toute molle !?

HVR


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